Prix de la plume lycéenne 2025
Le prix de la Plume lycéenne est soutenu par la Région Bretagne, notamment par une aide à l'achat des livres de la sélection Goncourt.
Prix Goncourt des Lycéens 2024 : Madelaine avant l'aube de Sandrine Collette
Prix Goncourt des Lycéens 2023 : Triste tigre de Neige Sinno
Prix Goncourt des Lycéens 2022 : Beyrouth-sur-Seine de Sabyl Ghoussoub
Prix Goncourt des Lycéens 2021 : S'adapter de Clara Dupont-Monod
Prix Goncourt des Lycéens 2020 : Les impatientes de Djaïli Amadou AmalPrix Goncourt des Lycéens 2019 : Les choses humaines de Karine Tuil
Prix Goncourt des lycéens 2018 : Frère d'âme de David Diop
Prix Goncourt des Lycéens 2017 : L'art de perdre d'Alice Zeniter
Prix Goncourt des Lycéens 2016 : Petit pays de Gaël Faye
Toute la sélection :
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L'adieu au visage
de David Deneufgermain
Editions Marchialy, 2025, 261 p.
En mars 2020, lors du confinement, un psychiatre partage son temps entre son équipe mobile qui maraude dans une ville fantôme à la recherche de marginaux à protéger, et les unités Covid où les malades meurent seuls, privés de tout rite. Entre obéissance à la loi et refus de l'horreur, que ce soit à l'hôpital ou dehors, chacun à son niveau cherche des solutions et improvise.
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Un amour infini
de Ghislaine Dunant
Albin Michel, 2025, 170 p.
C'est l'histoire d'une rencontre de trois jours sur l'île de Ténérife, en juin 1964, prévue mais bouleversée par un événement tragique, entre un astrophysicien d'origine hongroise qui a dû fuir l'Europe et s'exiler aux États-Unis et une mère de famille française.
Alors que rien ne devrait les rapprocher, leurs conversations sur leurs passés distincts et l'exploration de l'île vont les ouvrir profondément l'un à l'autre.
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Le bel obscur
de Caroline Lamarche
Seuil, 2025, 229 p.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective, rien n'est tu.
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La collision
de Paul Gasnier
Gallimard, 2025, 160 p.
En 2012, en plein centre-ville de Lyon, une femme décède brutalement, percutée par un jeune garçon en moto cross qui fait du rodéo urbain. Dix ans plus tard, son fils, qui n'a cessé d'être hanté par le drame, est devenu journaliste. Il décide de se replonger dans la complexité de cet accident, et de se lancer sur les traces du motard pour comprendre d'où il vient, quel a été son parcours et comment un tel événement a été rendu possible.
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Le crépuscule des hommes
de Alfred de Montesquiou
Robert Laffont, 2025, 382 p.
20 novembre 1945. Dans la ville de Nuremberg, située en zone d’occupation allemande s’ouvre ce qu’on appellera le « procès du siècle ». Vingt et un hauts responsables du Troisième Reich poursuivis devant un Tribunal international militaire pour complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Sur les bancs des accusés, entre autres caciques du nazisme, le maréchal Hermann Göring, Joachim von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères, Rudolf Hess, idéologue, bras droit de Hitler…
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Un frère
de David Thomas
Éditions de l'Olivier, 2025, 139 p.
David Thomas raconte le combat de son frère contre cette tyrannie intérieure qu’est la schizophrénie. Sa dureté, sa noirceur, ses ravages. Depuis la mort brutale d’Édouard jusqu’aux années heureuses, il remonte à la source du lien qu’il a eu avec son aîné et grâce auquel il s’est construit.
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Kolkhoze
de Emmanuel Carrère
P.O.L., 2025, 548 p.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, un jeune bourgeois bordelais rencontre Hélène Zourabichbvili, la fille d'une aristocrate germano-russe ruinée et d'un Géorgien bipolaire disparu à la Libération. Après le mariage, la jeune femme prend le nom de Carrère d'Encausse puis devient une spécialiste internationalement reconnue de la Russie et secrétaire perpétuelle de l'Académie française.
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La maison vide
de Laurent Mauvignier
Éditions de minuit, 2025, 743 p.
Le narrateur revient dans une maison familiale pour y chercher la Légion d'honneur d'un aïeul, maison où trône un piano, celui de l'arrière-grand-mère du narrateur, Marie-Ernestine. Il y a aussi des photos de sa grand-mère, Marguerite, qui est absente des photos et quand elle y figure, elle a été raturée. Le narrateur va reconstruire peu à peu son histoire familiale guidée par un but tenté de percer le mystère du suicide de son père.
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Le nom des rois
de Charif Majdalani
Stock, 2025, 214 p.
Dans ce récit de passage à l’âge adulte porté par une écriture ample et élégante, Charif Majdalani raconte la disparition d’un pays, le Liban, et explore ce qui subsiste de l’enfance lorsqu’elle capitule devant les fracas du monde.
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La nuit au coeur
de Nathacha Appanah
Gallimard, 2025, 282 p.
En ligne : 1082115
C’est l'histoire de trois femmes. Deux d’entre elles sont mortes. Une seule a survécu aux violences conjugales et cette survivante, c'est elle : l’autrice et la narratrice. Natacha Appanah écrit le mécanisme de l’emprise, vécu entre ses 17 et 24 ans, alors qu’elle était une jeune autrice en plein élan. Elle tresse ce récit autobiographique avec le parcours de sa cousine, morte assassinée par son mari, dans le silence assourdissant de sa famille, et avec l’histoire de Chahinez Daoud, algérienne venue s’installer en France, où elle fut brûlée vive par son compagnon le 4 mai 2021.
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Passagères de nuit : roman
de Yanick Lahens
Sabine Wespieser, 2025, 223 p.
Élizabeth Dubreuil, naît vers 1820 à La Nouvelle-Orléans. Sa grand-mère, arrivée d’Haïti au début du siècle dans le sillage du maître de la plantation qui avait fini par l’affranchir, n’a plus jamais voulu dépendre d’un homme. Inspirée par ce puissant exemple, la jeune Élisabeth se rebelle à son tour contre le désir prédateur d’un ami de son père. Elle doit fuir la ville, devenant à son tour une « passagère de nuit » sur un bateau à destination de Port-au-Prince. Ce qui adviendra d’elle, nous l’apprendrons quand son existence croisera celle de Régina, autre grande figure de ce roman des origines.
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Perpétuité
de Guillaume Poix
Verticales, 2025, 331 p.
Pierre, Houda, Laurent, Maëva sont surveillants de nuit d'une maison d'arrêt du sud de la France. Captifs d'une routine qui menace à chaque instant de déraper, ces agents de la pénitentiaire vont traverser ensemble une série d'incidents plus éprouvants qu'à l'ordinaire le temps d'une nuit.
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Tambora
de Hélène Laurain
Verdier, 2025, 185 p. (Chaoïd)
Une mère nous parle de ses deux filles. La première est déjà là quand le récit commence, la seconde naîtra bientôt, après la perte d'un autre enfant lors d'une fausse couche. Ici, la temporalité de la maternité domine : celle de grossesses compliquées, d'hôpitaux et de services des urgences ou des désirs trop souvent empêchés. Mais d'autres réalités existent aussi : un manuscrit qui intéresse un éditeur, des confinements, qui ne changent pas grand-chose lorsqu'on doit rester alitée, la catastrophe environnementale qui se déploie, gigantesque, et fait songer à la fin du monde que l'humanité a cru vivre en 1815 quand l'éruption du volcan Tambora plongea une partie de la Terre dans le froid et l'obscurité.
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Tressaillir
de Maria Pourchet
Stock, 2025, 324 p.
Michelle quitte son foyer, donc sa fille et son compagnon, pour échouer dans un hôtel, parce que la prétendue liberté du célibat et de la garde alternée n'a rien d'une épiphanie, c'est une chute un peu amortie par les antidépresseurs. Michelle écrit des livres jeunesse et pour la sortir de sa torpeur, son agent la pousse à animer un atelier d'écriture dans un lycée où Michelle fut élève. Et c'est comme ça qu'elle se retrouve dans les Vosges, et une fois sur place, Michelle fait face à son passé et aux peurs qui l'ont façonnée.
